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| | Edito
(extrait) | |
| | Il
y a à peu près trente ans, dans un dossier spécial de la
Revue d'esthétique consacré à l'improvisation, Bernard
Dort évoquait la "victoire ", voire le "triomphe" des
comédiens, après environ un siècle d'histoire théâtrale
qui s'était ouvert sous le signe de leur "défaite", celle
qui les avait contraints à "baiss[er] pavillon devant le metteur en
scène".
L'observation de Dort se fondait sur une brillante
analyse diachronique dans laquelle il décrivait le parcours historique
qui avait vu l' "acteur-instrument" ou l' "acteur-marionnette"
profiter de l'humble acceptation de "la passivité et [de] la malléabilité
du matériau", imposée par la figure naissante du metteur en
scène, pour opérer un véritable renversement des rapports
de force [...].
Le paysage théâtral français actuel
semble avoir nettement changé. Si l'on en croit, par exemple, l'un des
directeurs de nos théâtres nationaux(1), l'idée même
d'improvisation serait aujourd'hui complètement étrangère
au processus de création "normal" de la très grande majorité
des spectacles, et les exceptions de quelques grands maîtres incontestés
(Ariane Mnouchkine et Peter Brook, avant tout) ne feraient que confirmer la règle
[...]
Il apparaît donc nécessaire de se pencher sur la question
de l'improvisation, en interrogeant à la fois l'histoire théâtrale
du siècle qui vient de s'achever et les pratiques actuelles ; de revenir
un instant, en profitant des recherches les plus récentes dans ce domaine,
sur le modèle reconnu, ô combien mythique, de la commedia dell'arte,
mais aussi d'interroger un champ artistique parallèle, celui de la danse.
Par l'ensemble des approches ici réunies, et qui évidemment n'ont
aucune prétention à l'exhaustivité, nous espérons
pouvoir contribuer à une reconsidération de la question, en soulignant
le fait qu'improviser, au moins depuis Stanislavski, constitue l'une des manières
les plus fécondes d'explorer les possibilités de l'écriture
scénique.
Le Comité
de rédaction | | | | _________________________________________________
(1) - "...peu de travail à la table proprement dit, pas d'improvisation
non plus, car tout part du travail sur le texte. Les comédiens se lancent
dans le texte, font des tentatives, des propositions, on commente, on rature,
on cherche" (Stéphane Braunschweig, "Une grande maison",
entretien réalisé par Laurent Kuntz, Théâtre/Public,
n°179, septembre 2005, p. 42. | | |
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Editorial : Libertés et contraintes |
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Improviser |
| | Deux
minutes, deux années
et le futur : limprovisation théâtrale,
de lexercice au spectacle. Jean-Manuel
WARNET La méthode de composition de la
commedia dellarte. Siro
FERRONE Limprovisation est une école
de création collective. Jacques
LECOQ Limprovisation : origine et fin du
théâtre (Trois temps, trois mouvements). Philippe
IVERNEL Tout est
possible, mais pas nimporte quoi. Entretien
avec Georges BONNAUD Direction dacteurs
et improvisations des interprètes.
Sophie PROUST Dans «
improviser », il y a « viser ». Entretien
avec Bernard COLIN Danser avec linconnu.
Chéryl GRÉCIET Improviser
cest dire son rapport au monde. Entretien
avec Loïc TOUZE Les matches dimprovisation,
ou la part de Guignol quil y a en chacun de nous.
Entretien avec Estelle RIVIER Anatoli
Vassiliev, la vie vivante sur scène.
Stéphanie LUPO Un
acteur contient en lui toutes les symphonies du monde.
Lukasz MUSIAL
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| > Carnets
de création |
| | Les Histrions de
Marion AUBERT, mise en scène de Richard MITOU Les Histrions (détail)
ou le Ventre de la Création. Carole GUIDICELLI «
Tout le monde est au service de tout le monde ». Entretien
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ensemble. Entretien avec Marion GUERRERO et Sébastien
LAGORD Les costumes des Histrions : un travail d « hybridation
». Entretien avec Jane JOYET Tout
nest pas si magique. Entretien
avec Sylvine DUPRE | | | |
| > L'esprit
d'escalier |
| | Sans retour de
François Verret. Didier PLASSARD Au
milieu du désordre de Pierre Meunier. Herveline
GUERVILLY | | | |
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scène de papier |
| | Quest-ce
que le théâtre ? de Christian Biet et Christophe Triau.
Stéphane HERVE Pour une écriture
du son de Daniel Deshays. Marie-Madeleine
MERVANT-ROUX LHabit de théâtre dAnne
Verdier. Brigitte PROST
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Notes dans la marge |
| | Lignes de guerre.
Roland FICHET | | | | | >
Inédit |
| | Forêt vierge.
Olivia ROSENTHAL | |
| | | | Photographies
: Carte blanche à Benoît BECAM © |
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