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lecteur ne trouvera pas dans l'ensemble des contributions réunies pour
ce numéro, les thèmes qu'il attendait peut-être d'un dossier
théâtral consacré à la " voix ".
Il ne trouvera pas de grands développements autonomes sur le chant, pas
de retours sur la choralité. Ni transes prédramatiques ni grands
airs hyperdramatiques, mais simplement une voix haute, une voix qui dit, respire,
articule, crie, se tait - on n'utilise jamais l'expression " à voix
haute" qu'à propos d'une personne qui parle -, mais le fait du dedans
d'écritures inouïes. Et il aura peut-être la sensation bizarre
d'avoir trouvé un des lieux de la scène moderne. Il existe
une photographie où Philippe Clévenot - Louis Jouvet, adossé
au mur de lointain, écoute sombrement dire Maria de Medeiros-Elvire,
et regarde un peu de côté. Cette photo, plus que celles montrant
des bouches d'acteurs, saisit quelque chose de ce Lieu : parce qu'elle montre
la scène et suggère la salle, elle ne sépare pas la voix
de cet espace qui s'organise, en Occident, autour de la diction parlée.
Le théâtre y comprend le texte.
Le
Comité de rédaction | |